Liminaire...

Bonjour,

Initialement les aventures relatées sur ce Blog furent celles  d'un personnage virtuel, une elfe prénommée Laakën, alors qu’elle sévissait sur un
monde persistant du jeu "Neverwinter nignt 2", une île dénommée , Drasmal située en Terra Icognita , tout au sud de Toril, bien au-delà de Faérune, dans l’univers des Royaumes Oubliés .

Ayant mis en pose ce personnage quelques mois, et migré sur un autre module j’avais conté les aventures, sous forme d'un journal, d'une jeune humaine, Yoen Al Zurawah, pretresse d'Umberlee. 

Laakën est désormais de retour sur ce cailloux pelé de Drasmal. Cinq années se sont écoulées.  Elle a repris ses correspondances epistolaires avec cette Mère fantomatique. Réalité ou chimère ? Qui peut dire !

 

 

Au delà de faire partager la vie de mes personnages, j’ai pensé utile et ludique d'ouvrir ce Blog à d’autres sujets, liés à l'univers de donjons et dragons, tels des liens vers des aides et des outils divers pour les joueurs, la mise à disposition de maps NWN1, des images, des rubriques plus humoristiques, des contributions plus artistiques aussi.

En espérant que cela soit utile et agréable à consulter.
Que vous soyez passionné de jeux de rôles en ligne ou sur table, amateur de prose nimbée de fantastique, rêveur éphémère, ou simple curieux, soyez les bienvenus sur ces terres du bout du monde.


Que les vents vous portent là ou vos songes tourbillonnent ...
  

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Jeudi 14 février 2008
Appuyée contre le bastingage je regarde la cote s’estomper sur l’horizon. Je distingue encore le dôme du temple qui fit de moi une prêtresse du culte de la reine Garce. Bientôt il n’en restera qu’une ombre brumeuse et fantasmagorique ; puis rien d‘autre que la mer à perte de vue.
Tandis que nous voguons plein sud sous la protection d’Umberlie, et que la voile claque et se gonfle à chaque virement de bord je songe à tout ce que j’ai vécu la bas ; à tous ceux que j’ai rencontrée, appréciée – ou plus que cela même - ou au contraire exécrée. Des sentiments contradictoires montent du tréfonds de mon âme. Ce n’est jamais facile de lever l’ancre. J’éprouve ce petit pincement au cœur que les voyageurs au long courts connaissent bien. J’aurai aimée pouvoir dire au revoir à d’aucuns, à tous ceux qui ont comptés et que je n’oublierai point. Mais les choses se sont précipitées et il n’y avait point d’autre choix…
Nous partons sans laisser de traces et c’est mieux ainsi… Ainsi va la vie.
Les facéties à bord des trois frères Juutar sont un délice qui nous distrait de la monotonie des grands large… Sur le pont arrière Isley et son épouse Selena de Roquebrune se font des confidences tandis que Venser, trépignant à la proue échafaude déjà de nouveaux plans...
Nous avons une idée de notre cap. Je fais de toute façon confiance à notre capitaine, celui que l’on prénomme affectueusement « Ernie le  soiffard », pour qu’il nous conduise en des terres plus propices. 

(Hrp : Fin des aventures Yoen sur le module Erethil que je quitte. La suite de ses aventures se fera sous d'autres cieux, à moins que je ne préfère créer un nouveau personnage. Pour mes activités NWN, ma priorité actuelle est le mapping pour "Les îles du couchant II", et pour me détendre, j'essaye les  modules Almirande et Syloan, afin d'en chosir un pour de nouvelles aventures - cela sera sans doute Syloan, puisque là vont mes compagnons d'aventures).
par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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Mardi 5 février 2008
Voici une nouvelle rubrique... Quelques moments de détentes mis sous la forme de petites BD.

(en cliquant sur les images cela revoie sur Imageshack pour les voir en grand format).


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par Axel Evigiran publié dans : BD
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Lundi 4 février 2008
La team des « Iles des couchants » s’est reformée et travaille actuellement d’arrache pied sur la réalisation d’un nouvel opus sous Neverwinter nights II. Le module prend bonne tournure et pour plus d'informations, vous pouvez cliquer ivous pouvez suivre l’avancement du projet sur le forum ici : 

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Sinon, pour patienter, voici des liens imageshack vers quelques screens :
 
 
par Axel Evigiran publié dans : Iles du couchant II
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Vendredi 1 février 2008

 A la vue d'une affiche apposée dans tous les lieux publics d'Erethil, Yoen fait déposer une missive anonyme, accompagnée d'un poème, au temple de l'Aube.  

Texte de l'affiche :

Salutations à vous, grandes et petites gens !

Les serviteurs de Lathandre, dieu du soleil levant, vous invite à participer à un concours littéraire dont l’objectif est la production d’une œuvre originale et travaillée, dont les détails sont décrits ci-dessous. Le vainqueur, outre le prestige qu’il en retirera, se verra récompensé par l’édition et la publication de son œuvre, tout en jouissant des revenus générés. De plus, son œuvre aura également l’immense privilège d’être jouée ou contée au théâtre d’Erethil (par son auteur, ou par le(s) barde(s) de son choix).

Description de l’épreuve :

Votre talent d’auteur sera mis à rude épreuve dans ce concours dont le thème demeure à votre discrétion. En effet, vous êtes libre de choisir votre style : poésie, nouvelle, conte, ou même une pièce de théâtre. Vos écrits devront être remis au Temple de Lathandre où un jury composé de cinq membres (trois officiels du clergé et deux personnes extérieures à celui-ci) sera chargé de les étudier et de juger de leur valeur. A noter cependant, que les membres du jury se réservent le droit d’écarter toute œuvre de mauvais goût. L’identité de ce jury sera révélée le jour de la cérémonie de remise du prix.

L’Eglise de Lathandre a eu vent de l’arrivée récente d’un certain nombre de bardes, artistes, baladins et autres ménestrels. Soyez assurés de votre notoriété et avancement dans certains cercles si vous veniez a remporter le concours. La cérémonie de remise des prix se déroulera au sein du Temple de Lathandre, et constituera l’occasion de révéler de nouveaux talents à la foule.

Ecoutez les muses et laissez les vous inspirer, car la concurrence sera au rendez vous !

Gloire à Lathandre, Seigneur de l’Aube.
 
 
Missive anonyme de Yoen :

Messires, Dames,

J'ai eu ouie dire de ce concours. Helàs mon statut s'avère peu compatible avec une expression libre et sans entraves, aussi je vous adresse secretement un petit poème de mon cru. Peu être retiendra-t-il votre attention, ou au contraire le trouverez-vous détestable. Dans la seconde hypothèse ma foi, cela resoudrait bien des choses pour moi, même si dans mon for intérieur j'espère qu'il remue au moins les tréfonds de votre âme. Il est emplis de desespoir ; très noir... Mais vous qui cherissez la lumière, sans doute savez-vous mieux que quiconque qu'au sein des plus grandes ténèbres il demeure toujours une petite lueur qui ne demande qu'à être attisée...
Je ne devrais point écrire cela et me compromettre plus encore ! Mais voila, je pèche par orgueil bien mal placé. Sans doute devrai-je rendre des comptes et en payer le prix... Mais que diable il faut suivre ses instincts et sa nature.
 

Poème accompagnant la dite missive :


Complainte.

Il est des instants, sans que l’on ne sache pourquoi, le monde s’affaisse.
Des secondes trop longues ou notre âme, saisie de vertige, aspire au néant.
Il suffit parfois des vers trop doux d’une sublime poétesse,
Pour mesurer ô combien nous sommes insignifiants.

La rhétorique est une fêlure amère, un supplice qui fait que les mots
Deviennent plus tranchants que la lame d’un stylet.
Alors je reste là, dans l’ombre, silencieuse incapable de beau.
Et chaque regard me fait comprendre mon indignité à être aimée.

Je n’ai pour mon malheur à proposer à la muse que du vide.
L’amour est une brûlure à ceux qui savent si peu de l’essence de la vie.
Je ne suis parvenue qu’à faire souffrir ; tout souiller par faiblesse impavide.
Le miroir du ciel ne reflète plus qu’une amertume abyssale, qui étreint et m’emplis.

Le jour s’effondre, et mon regard se porte sur ces étendues désolée
Qui s’étirent en ombres immenses sur mon cœur lacéré.
Je n’ai, pour seule espérance, que le chant crépusculaire de l’engoulevent…
Qu’il me ravisse et me mène vers le gouffre ou l’on embrasse le firmament.

Que la terre me dévore et ne laisse aucune trace.
Que le ciel me maudisse et me foudroie sur place.
Que l’air me disloque et me noie dans l’espace.
Que l’eau enfin m’achève dans un tourbillon de glace.

Abîmée dans le regret,
Sans aucune larme à verser,
La fleur fanée, l’encens se mêlent à jamais.
La forêt est si sombre pour la suppliciée.

par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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Mercredi 16 janvier 2008
Il y eut comme un instant suspendu dans le vide, puis Nethis reprit d’une voix grave :
-          Yoen, tu vas entrer à présent dans le bassin. Si ta foi est sans souillure notre Déesse t’épargnera…. Sans doute.
Le regard vide, je fis un pas sur les marches frôlant le liquide amer, le sang tapait mes tempes. Je n’entendais plus rien. La prêtresse avait invoqué un élémentaire d’eau. Elle hurla par delà ma stupeur :
-          Louée sois la gloire d’Umberlie !.. Que sa volonté s’exécute et que cet élémentaire soit son témoin.
L’eau couvrait mes pieds, je balbutiais des prières à la reine garce, je ne sentais plus rien, je ne voyais plus ; seule la voix de Nethis pénétrait mon chaos, me guidant :
-          Approches novice, laisses toi immerger, que la déesse puisse sonder les tréfonds de ton âme et de ta chair.
Elle posa son trident. Sa voix se fit douce.
-          Viens là près de moi… La déesse désire te gouter. A genoux !
Ma raison s’était évanouie, mes perceptions altérées. Lorsque j’y resonge à présent je m’aperçois que moult détails m’échappent. Je n’étais plus qu’une figurine, une ombre de papier suspendue au dessus de l’abime.
Soudain Nethis m’attrapa par les cheveux avec brusquerie et me plongea la tête sous le liquide irisé, psalmodiant :
-          Oh reine des profondeurs inonde de tes eaux sacrées les poumons de ta novice, prends là, juges la !...
Je me souviens de l’atroce douleur, de cette sensation affreuse… Je suffoquais, je brulais de l’intérieur… Et cette main impitoyable qui me plaquait au fond du bassin… Je me noyais et je me débattais. Mais c’était un combat perdu d’avance, je devais accepter, m’ouvrir m’abandonner à la caresse de l’amertume. Mourir ou être sauvée, sans que je puisse infléchir mon propre destin…
Quelques bulles à la surface de l'onde... Une éternité puis le néant – néant bleuté sans consistance.
Lorsque je repris mes sens je flottais dans le bassin yeux grand ouverts, le corps empli d’eau. Mais je respirais ! La reine des profondeurs m’avais accordée sa confiance, m’octroyant le don de la respiration aquatique ;  mon âme débordait de dévotion. Tout cela n’avait duré que quelques minutes, mais mon existence était changée ; infléchie radicalement et à jamais.
-          Disciple Yoen relève toi. Tu es maintenant prêtresse du clergé…
J’étais exténuée mais transfigurée. Nethis se fit consolatrice et m’aida à sortir du bassin. Je crois qu’elle était fière de moi. Elle me fit sécher et transporter dans mes quartiers.
Un nouveau chaos grondait en moi. Quelque chose de difficilement explicable par des mots. L’expérience numineuse dépasse le verbe !
par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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