Jeudi 14 février 2008
Appuyée contre le bastingage je regarde la cote s’estomper sur l’horizon. Je distingue encore le dôme du temple qui fit de moi une prêtresse du culte de la reine Garce. Bientôt il n’en restera qu’une ombre brumeuse et fantasmagorique ; puis rien d‘autre que la mer à perte de vue.
Tandis que nous voguons plein sud sous la protection d’Umberlie, et que la voile claque et se gonfle à chaque virement de bord je songe à tout ce que j’ai vécu la bas ; à tous ceux que j’ai rencontrée, appréciée – ou plus que cela même - ou au contraire exécrée. Des sentiments contradictoires montent du tréfonds de mon âme. Ce n’est jamais facile de lever l’ancre. J’éprouve ce petit pincement au cœur que les voyageurs au long courts connaissent bien. J’aurai aimée pouvoir dire au revoir à d’aucuns, à tous ceux qui ont comptés et que je n’oublierai point. Mais les choses se sont précipitées et il n’y avait point d’autre choix…
Nous partons sans laisser de traces et c’est mieux ainsi… Ainsi va la vie.
Les facéties à bord des trois frères Juutar sont un délice qui nous distrait de la monotonie des grands large… Sur le pont arrière Isley et son épouse Selena de Roquebrune se font des confidences tandis que Venser, trépignant à la proue échafaude déjà de nouveaux plans...
Nous avons une idée de notre cap. Je fais de toute façon confiance à notre capitaine, celui que l’on prénomme affectueusement « Ernie le  soiffard », pour qu’il nous conduise en des terres plus propices. 

(Hrp : Fin des aventures Yoen sur le module Erethil que je quitte. La suite de ses aventures se fera sous d'autres cieux, à moins que je ne préfère créer un nouveau personnage. Pour mes activités NWN, ma priorité actuelle est le mapping pour "Les îles du couchant II", et pour me détendre, j'essaye les  modules Almirande et Syloan, afin d'en chosir un pour de nouvelles aventures - cela sera sans doute Syloan, puisque là vont mes compagnons d'aventures).
par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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Vendredi 1 février 2008

 A la vue d'une affiche apposée dans tous les lieux publics d'Erethil, Yoen fait déposer une missive anonyme, accompagnée d'un poème, au temple de l'Aube.  

Texte de l'affiche :

Salutations à vous, grandes et petites gens !

Les serviteurs de Lathandre, dieu du soleil levant, vous invite à participer à un concours littéraire dont l’objectif est la production d’une œuvre originale et travaillée, dont les détails sont décrits ci-dessous. Le vainqueur, outre le prestige qu’il en retirera, se verra récompensé par l’édition et la publication de son œuvre, tout en jouissant des revenus générés. De plus, son œuvre aura également l’immense privilège d’être jouée ou contée au théâtre d’Erethil (par son auteur, ou par le(s) barde(s) de son choix).

Description de l’épreuve :

Votre talent d’auteur sera mis à rude épreuve dans ce concours dont le thème demeure à votre discrétion. En effet, vous êtes libre de choisir votre style : poésie, nouvelle, conte, ou même une pièce de théâtre. Vos écrits devront être remis au Temple de Lathandre où un jury composé de cinq membres (trois officiels du clergé et deux personnes extérieures à celui-ci) sera chargé de les étudier et de juger de leur valeur. A noter cependant, que les membres du jury se réservent le droit d’écarter toute œuvre de mauvais goût. L’identité de ce jury sera révélée le jour de la cérémonie de remise du prix.

L’Eglise de Lathandre a eu vent de l’arrivée récente d’un certain nombre de bardes, artistes, baladins et autres ménestrels. Soyez assurés de votre notoriété et avancement dans certains cercles si vous veniez a remporter le concours. La cérémonie de remise des prix se déroulera au sein du Temple de Lathandre, et constituera l’occasion de révéler de nouveaux talents à la foule.

Ecoutez les muses et laissez les vous inspirer, car la concurrence sera au rendez vous !

Gloire à Lathandre, Seigneur de l’Aube.
 
 
Missive anonyme de Yoen :

Messires, Dames,

J'ai eu ouie dire de ce concours. Helàs mon statut s'avère peu compatible avec une expression libre et sans entraves, aussi je vous adresse secretement un petit poème de mon cru. Peu être retiendra-t-il votre attention, ou au contraire le trouverez-vous détestable. Dans la seconde hypothèse ma foi, cela resoudrait bien des choses pour moi, même si dans mon for intérieur j'espère qu'il remue au moins les tréfonds de votre âme. Il est emplis de desespoir ; très noir... Mais vous qui cherissez la lumière, sans doute savez-vous mieux que quiconque qu'au sein des plus grandes ténèbres il demeure toujours une petite lueur qui ne demande qu'à être attisée...
Je ne devrais point écrire cela et me compromettre plus encore ! Mais voila, je pèche par orgueil bien mal placé. Sans doute devrai-je rendre des comptes et en payer le prix... Mais que diable il faut suivre ses instincts et sa nature.
 

Poème accompagnant la dite missive :


Complainte.

Il est des instants, sans que l’on ne sache pourquoi, le monde s’affaisse.
Des secondes trop longues ou notre âme, saisie de vertige, aspire au néant.
Il suffit parfois des vers trop doux d’une sublime poétesse,
Pour mesurer ô combien nous sommes insignifiants.

La rhétorique est une fêlure amère, un supplice qui fait que les mots
Deviennent plus tranchants que la lame d’un stylet.
Alors je reste là, dans l’ombre, silencieuse incapable de beau.
Et chaque regard me fait comprendre mon indignité à être aimée.

Je n’ai pour mon malheur à proposer à la muse que du vide.
L’amour est une brûlure à ceux qui savent si peu de l’essence de la vie.
Je ne suis parvenue qu’à faire souffrir ; tout souiller par faiblesse impavide.
Le miroir du ciel ne reflète plus qu’une amertume abyssale, qui étreint et m’emplis.

Le jour s’effondre, et mon regard se porte sur ces étendues désolée
Qui s’étirent en ombres immenses sur mon cœur lacéré.
Je n’ai, pour seule espérance, que le chant crépusculaire de l’engoulevent…
Qu’il me ravisse et me mène vers le gouffre ou l’on embrasse le firmament.

Que la terre me dévore et ne laisse aucune trace.
Que le ciel me maudisse et me foudroie sur place.
Que l’air me disloque et me noie dans l’espace.
Que l’eau enfin m’achève dans un tourbillon de glace.

Abîmée dans le regret,
Sans aucune larme à verser,
La fleur fanée, l’encens se mêlent à jamais.
La forêt est si sombre pour la suppliciée.

par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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Mercredi 16 janvier 2008
Il y eut comme un instant suspendu dans le vide, puis Nethis reprit d’une voix grave :
-          Yoen, tu vas entrer à présent dans le bassin. Si ta foi est sans souillure notre Déesse t’épargnera…. Sans doute.
Le regard vide, je fis un pas sur les marches frôlant le liquide amer, le sang tapait mes tempes. Je n’entendais plus rien. La prêtresse avait invoqué un élémentaire d’eau. Elle hurla par delà ma stupeur :
-          Louée sois la gloire d’Umberlie !.. Que sa volonté s’exécute et que cet élémentaire soit son témoin.
L’eau couvrait mes pieds, je balbutiais des prières à la reine garce, je ne sentais plus rien, je ne voyais plus ; seule la voix de Nethis pénétrait mon chaos, me guidant :
-          Approches novice, laisses toi immerger, que la déesse puisse sonder les tréfonds de ton âme et de ta chair.
Elle posa son trident. Sa voix se fit douce.
-          Viens là près de moi… La déesse désire te gouter. A genoux !
Ma raison s’était évanouie, mes perceptions altérées. Lorsque j’y resonge à présent je m’aperçois que moult détails m’échappent. Je n’étais plus qu’une figurine, une ombre de papier suspendue au dessus de l’abime.
Soudain Nethis m’attrapa par les cheveux avec brusquerie et me plongea la tête sous le liquide irisé, psalmodiant :
-          Oh reine des profondeurs inonde de tes eaux sacrées les poumons de ta novice, prends là, juges la !...
Je me souviens de l’atroce douleur, de cette sensation affreuse… Je suffoquais, je brulais de l’intérieur… Et cette main impitoyable qui me plaquait au fond du bassin… Je me noyais et je me débattais. Mais c’était un combat perdu d’avance, je devais accepter, m’ouvrir m’abandonner à la caresse de l’amertume. Mourir ou être sauvée, sans que je puisse infléchir mon propre destin…
Quelques bulles à la surface de l'onde... Une éternité puis le néant – néant bleuté sans consistance.
Lorsque je repris mes sens je flottais dans le bassin yeux grand ouverts, le corps empli d’eau. Mais je respirais ! La reine des profondeurs m’avais accordée sa confiance, m’octroyant le don de la respiration aquatique ;  mon âme débordait de dévotion. Tout cela n’avait duré que quelques minutes, mais mon existence était changée ; infléchie radicalement et à jamais.
-          Disciple Yoen relève toi. Tu es maintenant prêtresse du clergé…
J’étais exténuée mais transfigurée. Nethis se fit consolatrice et m’aida à sortir du bassin. Je crois qu’elle était fière de moi. Elle me fit sécher et transporter dans mes quartiers.
Un nouveau chaos grondait en moi. Quelque chose de difficilement explicable par des mots. L’expérience numineuse dépasse le verbe !
par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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Lundi 14 janvier 2008
* Missive à Ernando, Haut Trident du culte d'umberlie. *

Haut trident, Ernando,
 
undefinedComme je sais que d’aucuns seraient forts réjouis de me compromettre, à commencer par ce puceau de Nicolas, je m’empresse de vous écrire avant que la rumeur n’arrive à vos oreilles par le biais de personnes indélicates.
Le sujet est un peu délicat et personnel, mais il se trouve qu’il implique bien malgré moi le clergé.
Je m’explique : Je me trouvais en chasse dans la grotte des ogres. Il y avait une là activité inhabituelle. Ils étaient fort nombreux et particulièrement virulents. Las il était trop tard pour reculer étant trop engagée, si bien que je me suis retrouvée en fâcheuse posture, en tenaille entre deux groupes de mastodontes grimaçants, dont plusieurs mages métamorphosés en choses hideuses. Acculée dans un boyau en impasse à court de sorts et de protection je ployais sous le nombre, lorsque soudain un homme a surgit fort opportunément de la pénombre pour se jeter dans la mêlée, me criant « je viens vous sauvez damoiselle ! ». Je dois avouer que cette apparition ne manquait point de panache, et survenait fort à propos. En outre, le messire en question était un ferrailleur hors pair et ce qui ne gâtait rien, avait un visage des plus gracieux – enfin j’y reviendrais car, occupée que j’étais à tenter d’éviter au mieux la pluie de coups, je n’avais point eu loisir encore d’en juger. Bref….
Je crois bien que j’ai du céder sous la rage baveuse des ogres… Car lorsque j’ai recouvrée mes esprits l’homme était penché sur moi, occupé à me panser. Je vous rassure s’il était besoin, je m’en suis tirée avec quelques contusions sans gravité aucune.
Jusque là, vous devez songer que je vous importune avec une histoire banale, indigne d’être contée. Mais c’est là que survient le coté délicat de l’affaire. Pour dire les choses brièvement, à force de me tripoter l’homme en question a eu bien vite d’autre idées en tête que de juste cautériser me plaies. Bien sûr, dans la grotte, la situation ne s’y prêtait guère mais mon sauveur se montra pressant et persuasif, de telle manière qu’il surmonta mes légitimes réticences, mêlant mots sucrés aux menaces voilées. Aussi je l’avoue je finis par céder songeant qu’il était plus sage de s’abandonner à la gaudriole plutôt que de se trouver violée. Bref, il advint ce qui advint.
Et alors me direz –vous ? Vous n’en avez cure de mes histoires lestes. Et je ne me serait point permis de vous conter ainsi mes turpitudes si cet homme n’avait point été autre que ce fameux pirate… Oui oui, je veux dire Jack Swallow, celui là même qui vous balancé en ville que votre trident vous pouviez vous le fourrer… Enfin… Je suppose que vous n’avez point oublié. undefined
Rentré en ville, je pensais que cela resterai sans suite ni conséquences, sauf que  j’ai appris de la bouche d’Isley que Jack était recherché par la garde, et un peu plus tard ce benêt de Nicolas s’est foutu de ma tête disant : « que j’avais merdé », se sont ses propres mots, pour avoir fricoté avec un ennemi de notre culte. Je vous l'assure haut trident, je ne sais pas – hormis cette phrase malencontreuse et inopportune qu’il vous a jeté à la face - quels peuvent être les différents de ce pirate avec notre clergé. Aussi je plaide l’innocence n’ayant voulu dans cette affaire que sauver ma peau – même si, je le concède, me réconforter dans ses bras consolateurs, n’a point été désagréable quoi qu’un peu rapide à mon goût. 
Sachez que si d’aventure vous prévoyez de coincer le pirate, je me porte volontaire pour servir d’éventuel appât,  bien que je doute qu'il s'y laisse prendre - il connait mon prénom et risque fort d'apprendre que j'appartiens au temple. Mais les hommes sont parfois si déraisonnables lorsqu'il s'agit de satisfaire leurs pulsions... 

Votre dévoué disciple,
 
Yoen
par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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Mardi 8 janvier 2008

Quelques mois écoulés depuis mon arrivée en Erethil. Pas une seule ligne écrite depuis de longues semaines. Non point que mon envie de couvrir le parchemin des mes humeurs ne se soit épuisée, mais se sont les événements qui commandent, et l’agir passe hélas par devant le recueillement… 

Les contingences banales de l’existence !

Je me suis fortifiée et j’ai rencontrée certaines personnes idoines, que ce soi secrètement ou publiquement. De novice Umberlite je suis devenue disciple en passant par les geôles glacées du culte, et ceci pour des motifs d’ordre politique.

undefinedJe sais que, pour l’essentiel,  je dois garder ma prose couverte d’ombre, et que je dois me limiter à ce qui ne prête point le flanc à être compromise en aucune sorte. Non point que je sois blâmable ; et je n’ai nullement à rougir de mon comportement devant ma Déesse. Simplement, d’expérience, les retors savent utiliser pour leur profit les confidences de l’âme, et se livrer a moult manipulations malveillante et abjectes.

Aussi je limiterai à la portion congrue ce que j’écris à propos des événements extérieurs dans lesquels je suis impliquée, pour me focaliser sur le bruissement de mon cœur, de mon esprit. Les noms inscrits ici le seront dans ce cadre strict, jusqu’à ce qui me prenne l’envie d’en déroger…

Faisant cela je reste sur l’essentiel.

Et puisqu’il faut un commencement, il me vient tout naturellement à l’esprit cet événement fondateur, ce rituel qui m’a radicalement métamorphosée, et qui fait en grande partie de ce que je suis désormais : servante indéfectible de la reine des profondeurs.
Il est dit de l’expérience numineuse qu’elle dépasse de manière incommensurable les atermoiements de la foi timide. Je mesure désormais toute la portée de cet adage des plus sages. Plutôt qu’un soliloque ou prime l’intellect et le jugement de valeur,  je vais tenter l’exercice de la mémoire ; le souvenir des paroles dites, le ressenti de la chair.

Ce fut la prêtresse Nethis qui m’initia.
C’était à l’aube et j’attendais transis devant l’autel. Elle était montée en chaire dans sa robe cérémonielle fixant l’ombre bleutée du dôme du temple. Je savais que parmi les novices et disciples assistant à la cérémonie se trouvait Yago, et cette idée de savoir que quelqu’un que je connaissais était là me rassurais, oh bien modérément, mais cela me faisait une ancre, un repère. Je sais que c’est absurde au fond, et que cela ne me protégeait point de l’éventuel courroux d'Umberlie…
Pour l’heure je ne voyais que la prêtresse ; je ne voyais qu’elle et je voulais lui plaire, afin d’honorer la confiance qu’elle avait investie en moi.
Après que le silence fut fait, lentement elle ouvrit les bras, abaissant son regard sur moi et prit la parole :

- Cela fait plusieurs mois que la novice Yoen apprends les préceptes de notre foi, sous la bienveillance de notre clergé. Elle a endurée quelques mises à l’épreuve qui ont fortifiées sa foi envers notre Déesse, Umberlie.

Elle marqua une pause avant de reprendre :

- Aujourd’hui, comme remerciement lors de sa première cérémonie de la marée, la Déesse lui a concédée la joie d’un animal sacré à s’occuper. Outre ces signes manifestes de la satisfaction d’Umberlie, le Haut prêtre m’a accordée le privilège de faire passer le rituel d’intronisation à la novice Yoen.

Elle sortit sa lance et descendit de la chaire.

- Novice, veuillez me suivre, et placez vous ici, sur les marches qui conduisent au Naos des abimes… Vous autres, ajouta-t-elle, son regard embrassant la masse des novices, veuillez vous placer en cercle, le long des murs ceinturant l'Autel Aqueux.

Le bassin sacré crépitait d’acide. Ma gorge était nouée, j’étais terrorisée. Il n’était plus temps de reculer, mais de croire, croire aveuglement, ouvrir tout mon être au néant de l’abime… Nethis pénétra avec révérence dans le liquide qui parut un instant s’agiter ; s’électriser. Une fois au centre, elle se tourna vers moi. Seul son buste dépassait, son regard brulait d’un chaos terrible et sublime tout à la fois :

- Oh, toi grande et magnifique déesse des Abysses, Reine du royaume marin. Oh toi, Umberlie, Reine des tempêtes et des courants marins, écoute ta servante…. Oh toi, Reine Garce, accepte de tester la foi de ta novice, par ton jugement, exprime ta volonté. DOIT-ELLE VIVRE OU MOURIR?

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(à suivre...)

par Axel Evigiran publié dans : Tribulations insulaires de Yoen Al Zurawah
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